Chiens renifleurs de cancer

KDOG, olfaction canine pour dépister le cancer du sein  (sources : Journal de Curie)

 

Journal de l’Institut Curie

 

Au départ du projet KDOG, une idée en apparence simple : utiliser l'odorat subtil du chien pour mettre au point un dépistage précoce et peu coûteux du cancer du sein. « Nous avons apporté la preuve de concept, s'enthousiasme Isabelle Fromentin, infirmière à l'Institut Curie, docteur en sciences et responsable du projet. Des chiens entraînés peuvent discriminer des compresses imprégnées de sueur provenant de patientes ou de femmes indemnes. »Si le tout  premier essai clinique a été interrompu, faute à ce jour d'une sensibilité suffisante pour du diagnostic, les données produites promettent  d'être très informatives. Et KDOG poursuit son chemin précurseur : « C'est un projet global, qui vise à établir un socle de connaissances scientifiques dans ce domaine nouveau. Les études en cours sont destinées à optimiser les matériaux pour capter les odeurs, améliorer la conservation de ces dernières, définir le seuil de détection par les chiens ou mesurer l'acceptabilité d'un diagnostic posé par l'animal. En 2023, il est prévu de réitérer une étude pilote, cette fois à partir des urines qui contiennent moins de contaminants extérieurs que la sueur. Nous cherchons aussi à identifier la signature olfactive chimique du cancer du sein, avec possiblement à terme la mise au point d'un détecteur (« nez ») électronique. »

Isabelle Fromentin de conclure : «  notre espoir ? Réduire les inégalités d'accès au dépistage et proposer un choix alternatif à la mammographie. Et pourquoi pas, étendre les applications au dépistage d'autres cancers.

 


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