Utiles au dépistage, au diagnostic ou encore au choix des traitements contre le cancer, vous les croisez tout au long de votre parcours. Ce sont ….
LES BIOMARQUEURS (source : Rose Magazine)
Selon la définition du Circ (centre international de recherche sur le cancer), constitue un biomarqueur « toute substance, structure ou processus pouvant être mesuré dans le corps humain ou les matrices biologiques susceptible d'influencer ou de prédire l'incidence ou l'apparition d'une maladie ».
Prenons un exemple qui parle à tout le monde la glycémie : ce taux de sucre, que l’on détermine grâce à une prise sang, renseigne sur un potentiel diabète. Si on les retrouve dans nos liquides corporels, les biomarqueurs se recherchent aussi dans nos tissus. Ils peuvent alors correspondre à des mutations touchant des protéines, de l'ARN ou de l'ADN. Ces mutations sont présentes soit dans l'ensemble de nos cellules, soit uniquement dans certaines d'entre elles et par exemple dans les cellules de la tumeur.
En cancérologie, ces indicateurs sont utiles à différents moments du parcours de soins. Et ce, avant même que la maladie ne se déclare. Certains biomarqueurs génétiques servent à déterminer si vous présentez un risque accru de développer un cancer. On pense par exemple, aux mutations des gènes BRCA, qui prédisposent au cancer du sein et de l'ovaire.
Depuis plus de 30 ans, les médecins cherchent à identifier des biomarqueurs, notamment sanguins, qui puissent aider à dépister précocement une tumeur ou à valider un diagnostic.
En effet, de nombreuses protéines, produites naturellement par nos cellules, se trouvent tout à coup en excès dans notre sang lorsque des cellules prolifèrent anormalement quelque part dans notre corps. Ainsi, la surexpression de la protéine ACE (antigène carcino- embryonnaire) peut être évocatrice d'un cancer colorectal. Malheureusement, beaucoup des marqueurs sanguins manquent de précision et leurs taux sont susceptibles de s'élever pour d'autres raisons qu'un cancer.
A ce jour, leur utilisation n'est recommandée que pour suivre plus facilement l’effet de certains traitements tout en limitant les examens d'imagerie.
La recherche vise à identifier des marqueurs plus fiables et utiles en situation de dépistage. La détection ou non de cellules cancéreuses dans les ganglions, la présence ou non de métastases (entre autres) sont de précieux indicateurs pour déterminer le stade de la maladie et pour prévoir son évolution. On parle alors de biomarqueurs pronostic.
Depuis une dizaine d'années, les biomarqueurs font partie intégrante de la médecine de précision.
Parce qu'ils éclairent sur les caractéristiques génétiques de la tumeur, ils permettent de sélectionner le traitement le plus adapté.
Dans le cancer du poumon par exemple, lorsqu'on détecte une mutation du gène ALK dans la tumeur, on va choisir une thérapie ciblant spécifiquement cette altération.
Les biomarqueurs concourent aussi à la désescalade thérapeutique. Ainsi, en cancérologie du sein, il arrive que l'équipe médicale s'interroge sur l'intérêt de donner ou non une chimiothérapie. L'analyse de la signature génomique de la tumeur est un moyen de trancher la question et d'éviter à des patients d'avoir à subir ce protocole.
Et, dans la phase post-traitement, lorsque la maladie est en rémission ?
Les patientes peuvent être soumises à des contrôles réguliers grâce auxquels on va suivre certains indicateurs afin d'anticiper une éventuelle rechute.
Vous l'aurez compris, les biomarqueurs jalonnent votre parcours pour votre bien !











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